En
effet un volume d’eau passant de l’état liquide
à l’état vapeur augmente de 1600 fois (
à la pression atmosphérique).
Autrement dit il se produit dans la chaudière une petite
explosion qui provoque les pops entendus pendant le fonctionnement.
L’augmentation subite de la pression dans la chaudière
ne peut s’évacuer que par l’un des tubes
en chassant l’eau qu’il contient
et pop!. La vitesse de l’eau chassée du tube engendre
de l’énergie cinétique et provoque une
pression négative dans la chaudière
compensée l’instant suivant par la remontée
de l’eau dans le tube. Il y a à nouveau de l’eau
dans la chaudière et un nouveau
cycle recommence; La temporisation entre deux pops est due
à l’inertie thermique de l’eau qui doit être
réchauffée avant
d’absorber encore de la chaleur pour vaporiser etc.
A
titre indicatif 1kg d’eau pour augmenter sa température
de 90°C (de 10 à 100°C) absorbe 90 Kilocalories.
Et pour passer de
l’état liquide à l’état vapeur
sans changement de T°C il lui faut encore 550Kcal.
En
regardant attentivement la petite vidéo « pop-pop
» on peut observer qu’il y a deux catégories
de pops d’intensités
différentes. Le plus faible, régulier, provoqué
par l’échappement d’eau et vapeur du tube.
Et le plus fort, irrégulier, provoqué par
la déformation de la membrane. Lorsque la chaudière
est constituée d’un serpentin on ne perçoit
que le pop faible.
Mais il est malgré tout audible alors que les vibrations
du moteur sont moindres.
La
propulsion du bateau est donc due à l’énergie
cinétique des produits chassés du tube (liquide
et vapeur). L’énergie contraire,
du fait du liquide aspiré dans l’un des tubes,
n’est en rien comparable.
Les
produits expulsés (liquide et vapeur) sont dotés
d’un volume important et d’une grande vitesse.
Le
produit aspiré ne comporte que du liquide doté
d’un volume et d’une vitesse faibles.
Compte
tenu que l’énergie cinétique est proportionnelle
au carré de la vitesse (e= u2/2g) on peut aisément
concevoir qu’il ne résulte du système
et de son fonctionnement que de l’énergie propulsive
dirigée à l’inverse de l’échappement.
La
carène du bateau comportant un côté
pointu ou non n’influe en rien sur la propulsion sinon
sur la performance.
P.S.
J’ai éprouvé la nécessité
de donner cette explication qui me semble plus pédagogique
que celles que j’avais lu précédemment
Guy
Eslier
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